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L'historique du Pentathlon Moderne
Lors des Jeux de l'Antiquité, le Pentathlon (disque, javelot, course, saut en longueur, lutte, parfois pancrace ou boxe) constituait l'une des épreuves olympiques les plus réputées. Comme ses maîtres de l'antiquité grecque, Pierre de Coubertin préconisait un système d'éducation physique général opposé à toute spécialisation. Dès 1894, il s'efforce d'introduire dans le programme des Jeux Modernes un nouveau pentathlon, adapté évidemment à sa conception du sport.
Pour faire comprendre la logique du choix des cinq sports proposés, Coubertin se plaisait à citer l'aventure d'un agent de liaison dont le cheval, abattu en territoire ennemi, l'oblige à se défendre avec son épée, se protéger avec son pistolet, traverser un fleuve à la nage avant d'effectuer la dernière partie de son chemin en courant. Son projet, longtemps repoussé, ne fut accepté qu'en 1909 par ses pairs du Comité International Olympique.
Cette fois écrit-il dans ses mémoires, la grâce de l'esprit saint sportif éclaira mes collègues et ils acceptèrent une épreuve à laquelle j'attachais une grande valeur car le Pentathlon Moderne est un véritable sacrement de l'athlète complet ". Il précise dans la revue olympique de 1911 : " le Pentathlon est certainement destiné à jouer un grand rôle peut-être même â devenir l'épreuve dominante des Olympiades à venir. L'homme capable de s'y présenter, si même il n'en sort pas vainqueur, est un athlète véritable, un athlète complet. Nul doute que l'ambition des jeunes gens ne soit tentée par un tel programme".
Dans une conférence qu'il tient en 1967 à l'Académie Internationale d'Olympie. Peter Wilhem Henze, Président d'honneur de la fédération nationale de Pentathlon Moderne de la République Fédérale d'Allemagne, évoque les longues discussions de 1911 dont a fait l'objet la réglementation du Pentathlon Moderne. Les Suédois, qui avaient déjà introduit dans leur armée l'épreuve suggérée par le Baron de Coubertin, proposent un règlement selon lequel le concurrent doit amener son propre cheval. Coubertin exige que les chevaux soient fournis par le Comité d'Organisation et tirés au sort au dernier moment. II s'en explique en ces termes la conception suédoise est essentiellement aristocratique et s'adresse à des officiers et à des gentlemen-riders nageurs et tireurs. ils le sont encore assez volontiers mais, pour un officier de cavalerie par exemple, courir un cross-country pédestre est presque une déchéance C est là le plus sot des préjugés et on saura gré au Pentathlon de le déraciner.. Par contre, toute cure catégorie nouvelle surgit. Ce sont les habitués des sports athlétiques qui fréquentent assez volontiers le stand, la piscine ou la salle d'armes mais qui, pour la plupart n'ont jamais eu de cheval à eux et n'ont pu monter que des chevaux loués. L'équitation même leur demeure trop souvent étrangère. C'est fâcheux et c'est un état de choses qui doit cesser. La question de l'équitation populaire est à résoudre. Évidemment ce n'est pas le règlement du Pentathlon moderne qui y réussira mais une institution pareille peut y aider beaucoup surtout si finalement la conception démocratique prédomine." Ainsi le Pentathlon Moderne doit d'une part permettre d'assurer une formation polyvalente de l'athlète et, d'autre part, démocratiser le sport. Le Pentathlon Moderne est donc né aux Jeux de la Vème Olympiade en 1912, à Stockholm, du 7 au 12 juillet.
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